Les communicants et la crise

Les communicants et la crise

« A-t-on besoin des communicants en temps de crise ? », tel était le débat proposé lors de la 14 ème édition des Face à Face de la communication cette semaine. La discussion était plutôt axée sur l’avenir du « métier » et la manière d’aborder une activité qui est en perpétuel changement.

Silvye Labalte (Agence Etude et Média), Valérie Buridans (Consultante freelance) et  Eric  Chollet (Club des entrepreneurs) étaient présent afin de faire un point rapide sur les impacts de la crise sur la communication.

La question du territoire est importante ici. La situation géographique n’étant plus forcément un facteur déterminant, les villes étant de plus en plus dynamique ( dans le secteur de la com, Paris reste le carrefour central mais bien d’autres villes recherchent des talents et se développe. Bordeaux – numériquement est un bon élève mais Brest est – par exemple – une ville à la recherche d’intégrateurs web, de développeurs, etc…), c’est surtout une mobilité intellectuelle qu’il faut développer. Être curieux et ouvert est un point déterminant pour résister à cette crise.

Au-delà de ça, bien comprendre les enjeux du métier de communicant va de soi. Pour les clients, consultant et communicant sont des termes qui restent flous. Le communicant doit être – avant tout – au service du marketing, du management et du positionnement de l’entreprise (Eric Chollet). Mais les entreprises doivent aussi expliquer en interne les conséquences de la crise.

On assiste de plus en plus à des partenariats entre professionnels. Un des effets de la crise est que l’on doit être plus performant et plus rapidement. On ne peut donc plus être un multi-spécialiste général (Valérie Buridans). Cependant les PME sont soumis au problème inverse : elles ne peuvent pas se permettre d’ouvrir un poste par compétence. On demande en ce sens beaucoup plus à l’employé qui doit être multi-tâches (il suffit de traîner sur les offres d’emploi : les moutons à cinq pattes sont extrêmement demandés).

Le souci majeur pour les communicants est de suivre les entreprises. ces dernières sont gérées par des financiers qui ont une vision globale à court terme: les grands groupes demandent des résultats sur investissement (ROI) rapides. Les communicants ayant une vision sur le long terme (à juste titre) les financiers mettent la pression . La difficulté est d’autant plus rude pour les communicants qu’ils doivent s’adapter aux différents besoins (commercial, marketing, …). Le communicant est en fin de compte une sorte de couteau suisse qui doit s’en cesse prouver sa performance.

Les deux visions Entreprise et Communicant doivent donc se rejoindre. Le marketing étant la science de la vente, il est indispensable à l’évolution de l’entreprise, il l’a fait émerger. Et ce que l’on demande au communicant : valoriser les différentes qualités de l’entreprise.

Les conséquences de la crise ne rendent pas simple le travail du communicant qui doit s’adapter, aller plus vite et dans ses analyses, et dans  la livraison des résultats tout en expliquant clairement les tenants et aboutissant de son travail.

 

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